Dans une gare, on croise…

… selon le Président de notre République, deux types de personnes (« ceux qui reussissent et ceux qui ne sont rien »). C’est un peu limité. Il en oublie… Il y a aussi (notamment) les discrets travailleurs qui espèrent arriver/rentrer à l’heure. Ceux qui subissent les aléas des transports quotidiens et ceux qui luttent.

En 5 ans de combats, on en a croisé pas mal. Des Renards occasionnels et des plus réguliers.

La première à partir fut LilouChou, lassée du TER, espérant du RER A des trajets meilleurs.

Puis PassagèreChantilly leva le pied, gardant sa belle et intelligente énergie pour sa vie privée, tant nos conditions de transport contribuaient déjà à nous priver de vie…

D’autres sont partis, plus discrètement. Qui en moto, qui en province.

D’autres encore sont venus, moins sur le Blog, plus sur Twitter (honnêtement, beaucoup plus pertinent et rapide pour l info en temps reel et le partage immediat).

On a ceux qui donnent, et ceux qui prennent. Et on a celle qui après avoir beaucoup donné quitte la Picardie pour s’installer à Paris. SNCFMepuise va énormément nous manquer. Je veux la remercier pour tout ce qu’elle a apporté, sourire compris. Nous avons partagé beaucoup et ça n’est pas rien…

Des 3 Droles de Renardes originelles il ne reste que moi. Moi qui fais tout pour limiter mes déplacements en IfF ou jongle avec les horaires pour limiter les dégâts.

C’est le constat d’une usure.

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7 réflexions sur “Dans une gare, on croise…

  1. Bonjour à tous les renard(e)s. J’ai la chance, l’immense privilège et le bonheur immense de ne plus être, depuis le 1er janvier 2017, un usager usé par les A/R Chantilly/Paris. Comme dirait la pub : « C’est un bonheur sans tache » ! J’habite la semaine à 2 minutes de mon job ou, en stage, à 35′ minutes en voiture, sans embouteillage. Je me demande comment j’ai fait pour vivre 11 ans et demi à prendre cette m**** de TER Picardie. Je n’avais pas le choix. Comme chacun d’entre vous. Clientèle « captive » et contrainte de choisir entre la peste (le TER Picardie) ou le choléra (la voiture avec 2h de trajet pour aller porte de Vincennes). Et bien j’ai choisi de changer. De changer de vie professionnelle. Il en allait de ma santé mentale et de mon équilibre familial….
    Je lis dorénavant, de-ci, de-là, les aléas du train du quotidien, dans la presse et sur le blog et je tire mon chapeau, bien bas, aux « aventuriers » du quotidiens, qui doivent, encore et toujours, jongler non pas seulement avec le boulot et la vie privée mais, aussi, avec les errements coupables de la SNCF.
    Bon courage à tous et bravo à Nora et tous les « renardeaux » pour votre engagement à, si ce n’est arriver à changer les choses radicalement, au moins réussir à informer les naufragers du rail afin qu’ils arrivent à se sortir de la mélasse (on ne dit pas merde, c’est mal poli) SNCFiène….
    Pourtant, soyez en assurés, certaines choses ont changé grâce à cette équipe. Mais que d’énergie dépensée…. Vous mériteriez une médaille; vraiment….
    Bon courage à toutes et tous.
    Amitiés canidés !
    Signé : Un ancien forçat du transport ferroviaire – Easy G

  2. Merci à toutes celles et ceux qui contribuent de près ou de loin et que cela soit ponctuel ou de plus long terme. Et bon courage à celles et ceux qui changent de vie entre autres à cause de terpicardie. Et si seulement c’était mieux allieurs…

  3. Dans les gares, on ne trouve pas forcément ceux qui ont réussi. Des fois, ceux là ils font comme moi, ils prennent leur belle voiture de fonction climatisée et confortable, et ils vont jusqu’à leur boulot où les attend une place de parking ombragée. Comme ça, ils évitent les heures éventuelles d’attentes debout dans la chaleur un train qui ne vient pas, qui sera surchauffé et bondé quand enfin il partira. Pendant ce temps, dans les bouchons certes, mais assis et refrigéré, j’écoute la musique que je veux en passant de temps en temps mes appels téléphoniques. Je me donne jusqu’à la fin de mes vacances d’été pour reprendre le TER, que je n’ai pas pris depuis fin janvier alors que je paie chaque mois mon abonnement. C’est bête, ce n’est pas écolo, c’est 90 minutes pour faire 40 kilomètres, mais au moins mes conditions de transport je les connais à l’avance, elles sont fiables, j’assure tous mes rendez-vous et je ne risque pas de rencontrer par erreur et à l’insu de mon plein gré (n’est ce pas) un président totalement déconnecté de la vraie vie que vivent ceux qui prennent hélas le train tous les jours non pas parce que des journalistes sont présents mais tout à fait bêtement pour tenter de gagner leur vie.

  4. Moi aussi je cherche à changer de travail, dans mon domaine d’activité ou totale reconversion, ne plus rien avoir à faire à Paris…
    Je ne supporte plus la galère de travailler le week-end avec les travaux, horaires d’été, course perpétuelle en semaine pour avoir le train (grâce à la suppression des correspondance du soir Creil Amiens l’été) ou attendre une heure. Ou plus.
    Et pourtant, je continue à aimer voyager en train.
    Bon courage et bravo (et merci) à ceux qui restent et continuent à se battre à quotidien pour les usages.

  5. Triste à lire comme cela.
    Moi le TER (+ le RER B) m’use, mais les soirées, week-end et journées de télé-travail dans le calme de l’Oise me requinquent. C’est une alternance que j’ai choisi et tant que j’ai la santé, j’y trouve encore plus d’avantages que de désagréments. J’aimerai seulement que les journées fassent 28 heures et non 24.

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