et Joyeux Noel Félix!

** courrier envoyé à tous les élus siégeant au Sicgpov **

 

Les abonnés du parking d’Orry ont eu la désagréable surprise de découvrir une hausse conséquente des tarifs d’abonnement, effective au prochain règlement. 90 €. #joyeux noelfélix

On peut deviner les arguments des élus siégeant au syndicat, qui ne sont pas d’ailleurs tous concernés par l’utilisation du parking pour aller bosser, à commencer par « c’est telllllement moins cher qu’à Chantilly« … #moneymoney. Alors qu’en réalité, c’est la gestion privée du parking de Chantilly et ses tarifs grand luxe qui devraient être revus. Aller travailler ce n’est pas un luxe.

D’ailleurs, à Chantilly, quand on y vit, on peut profiter d’un bus gratuit qui s’est adapté aux horaires des trains. La ville prend même à sa charge les heures supplémentaires des chauffeurs les soirs de retard de train.

A Orry, Lamorlaye ou Coye, les habitants ont droit à un bus non seulement hors de prix, mais aux horaires adaptés… aux scolaires.

Ne serait-ce pas la première responsabilité des élus des différentes villes concernées de proposer d’autres solutions fiables et adaptées, d’autant que les listes d’attentes débordent ?

Mis à part les chanceux « du cru » qui ont du travail en région (ou pas de travail, d’ailleurs), nombre des habitants du sud de l’Oise sont obligés d’aller à Paris pour travailler. Le nombre croissant de constructions ne va pas dans le sens de l’allègement des besoins en train/bus/stationnement… On peut regretter le manque d’anticipation ou de vision globale… On transpose dans nos charmantes villes tout ce qu’on fuit des banlieues ou de Paris.

Quand ils se sont installés en région, ces gens se sont renseignés. La déconvenue TER Picardie et l’aléatoire de son service sont déjà pénibles, faut il y ajouter de la part de nos propres municipalités une sélection par l’argent de ceux qui pourront utiliser le parking sans gréver d’autres budgets et les autres ? A quel moment cette part variable pouvait être aussi large ?

Et surtout pour quel service en plus ? Les augmentations successives ont couvert la vidéo surveillance, le gardiennage et de l’entretien. Mais là ? on va avoir quoi ? des toilettes ? Un tapis rouge ?

Enfin, combien d’élus présents (et concernés) pour une décision aussi importante ? Quelles solutions concrètes mises en places ou facilitées par les municipalités de ces communes ? On sent l’incitation à faire imaginer aux gens d’autres moyens de rallier la gare. Mais enfin! ça faut y penser avant d’attirer de nouveaux administrés un peu partout. Anticipation! Des aires de co-voiturages, un site adapté pour faciliter les prises de contactes, des navettes…

Je rappelle aux usagers, à toutes fins utiles, que les personnes au bureau de vente n’ont pas voix au chapitre, inutile de passer votre colère sur elles 😉

 

 

 

Lu sur le CR officiel : 11 élus présents !!!

Présents : M. Herry, M Bruneteau (Orry la Ville), M. Dupont (Pontarme), Mme Chamayou (Gouvieux), M. Menerat (Thiers Sur Thève), M. Dubourg, M Facundo (La Chapelle-en-Serval), M. Deshayes, M. Lameyre (Coye la Foret), M Lenot, M Facq

(Lamorlaye)

Absents excusés : Mme Bagato, Mme Poignon, Mme Thery, M Clergo

où étaient les autres ?

vous voulez des réponses, demandez aux élus présents de justifier leur vote de hausse

et demandez aux élus absents non excusés pourquoi ils n’ont pas participé

c’était un de mes étonnements quand j y siégeais : l absentéisme non justifié. Si un élu n’est pas intéressé, qu il n’accepte pas cette délégation!

 

 

 

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Conditions de transport TER Hauts-de-France – Lettre à M. Bertrand

Monsieur Xavier BERTRAND
Président du conseil régional des Hauts-de-France
151 avenue du Président Hoover
59555 LILLE Cedex

MARGNY LES COMPIEGNE, le 4 décembre 2017

 

Objet : Conditions de transport dégradées sur l’axe ferroviaire Saint Quentin – Paris

 

Monsieur le Président,

 

9h : c’est la durée de mes journées de travail. C’est également le temps que j’ai perdu au mois de novembre dans les incessants retards de train que je subis quotidiennement sur les trajets entre mon domicile et mon lieu de travail.

Depuis quelques années j’entends parler des difficultés rencontrées par les usagers des lignes TER Hauts-de-France. Habitant à Compiègne et travaillant à Paris depuis le 1er septembre 2017 je suis aujourd’hui confronté quotidiennement à ces difficultés. Je découvre des conditions de transport et une qualité de service dont je ne pouvais jusqu’alors soupçonner la médiocrité.

Les conséquences de ces conditions de transport déplorables sont nombreuses, on vous en a probablement fait part à de nombreuses reprises depuis votre arrivée à la tête de notre région. Stress, agressivité, fatigue, vie de famille perturbée, hausse des frais de garde des enfants… Ce ne sont là que quelques conséquences des dysfonctionnements de la SNCF dans notre région.
D’après un rapport de l’Autorité de la qualité de service dans les transports (AQST), 2 milliards de minutes ont été perdues par les usagers du rail en 2016 (TGV, Intercités, TER, RER…). L’AQST pointe également une perte de valeur économique d’1,5Milliard € par an. Ces chiffres, aussi impressionnants soient ils, n’illustrent pourtant pas suffisamment le quotidien des usagers du rail. Je relève donc, depuis plusieurs semaines, l’ensemble de mes temps de trajet. Au mois de novembre, sur l’itinéraire Compiègne – Paris, j’ai subi 4h58 de retard le matin et 4h le soir soit un total de 8h58. 24 trains sur les 38 que j’ai emprunté ont connu un retard d’au moins 6 min soit une régularité de 36,8%.

Ces chiffres traduisent le quotidien des usagers de la ligne Saint Quentin – Compiègne – Paris qui ne sont pourtant pas les moins bien lotis des usagers des lignes Picardes. Amiénois, beauvaisiens et laonnois ne pourraient que vous confirmer cela. Nous sommes donc, pour l’immense majorité d’entre nous, bien loin des 90% de régularité fièrement affichés par la SNCF pour les lignes TER Hauts-de-France. Seuls les trains quasiment vides circulant en heures creuses permettent à la SNCF d’afficher une régularité aussi flatteuse. Un objectif sur le taux de régularité des TER en heures de pointe pourrait d’ailleurs apparaître dans la future convention.

Je fais partie de ceux qui suivent votre action et je me souviens que le transport était une de vos priorités pour la région. Vous vous faisiez d’ailleurs le porte parole des usagers réclamant des transports triple A « À l’heure, assis, averti ». Aujourd’hui, force est de constater qu’en dépit de vos efforts que je sais nombreux, en témoignent votre engagement pour sauver certaines lignes Intercités, ou votre prise de position récente
sur la situation de la ligne Laon – Paris, la situation est très loin d’être satisfaisante et se détériore même aux dires des usagers de longue date.

A l’heure de renégocier la convention liant la région à la SNCF, les usagers, que je n’ai pas la prétention de représenter mais dont je devine aisément les attentes, demandent à la région de tout mettre en œuvre pour s’assurer que le service rendu par le futur opérateur de transport ferroviaire soit de qualité.De nombreuses associations et collectifs d’usagers (LUTECE, SNCFVamtuer, Autan…) réunissent des utilisateurs de ces « trains du quotidien » dont l’importance est si souvent soulignée par la classe politique, mais qui sont abandonnés, tant par la SNCF que par l’Etat, pourtant peu avares de grandes déclarations sur ce thème. Ces associations portent la voie de milliers d’usagers mécontents de leurs conditions de transports et seront à n’en pas douter des alliés précieux pour le nouveau vice président de la région en charge des transports, M. Dhersin. Leurs propositions, concrètes, sur les compositions de trains, les grilles horaires, les dessertes, l’information des usagers… ont pour seule ambition l’amélioration du service.

De plus en plus souvent nous apprenons par les fils Twitter de ces associations, les départs d’usagers qui, lassés par leurs conditions de transport, quittent la Picardie pour se rapprocher de leur travail en région parisienne. Ces départs avaient d’ailleurs fait l’objet d’un article du parisien en novembre 2016. L’INSEE met en avant dans sa dernière étude démographique un solde migratoire fortement négatif pour la région Hauts-de-France entre 1990 et 2012. La situation économique dans certaines zones en est la raison principale. Dans ce contexte, notre territoire peut-il se permettre de laisser partir ceux qui ont un travail et contribuent à dynamiser des bassins en pleine paupérisation ? Nous savons votre attachement à cette région, il est certain que vous ne pouvez vous satisfaire de ces départs forcés.

En pleines assises de la mobilité et à l’aube des grands chantiers que sont la renégociation de la convention TER et l’ouverture prochaine à la concurrence des lignes sous contrat de service public, mon seul souhait, est de voir ce témoignage n’être bientôt plus qu’un mauvais souvenir.

9h perdues en novembre, 4h10 en octobre, des dizaines d’heures gaspillées tous les ans…

Avec mes sincères remerciements pour le temps que vous aurez consacré à la lecture de ce témoignage, je vous prie d’agréer, monsieur le Président, l’expression de ma considération la plus distinguée.

Copies à :
Mme. Elisabeth BORNE – Ministre chargée des transports
M. Franck DHERSIN – Vice-président de la région Hauts-de-France en charge des transports
M. Éric WOERTH – Député de la 4ème circonscription de l’Oise
Mme. Carole BUREAU-BONNARD – Député de la 6ème circonscription de l’Oise
M. Philippe MARINI – Maire de Compiègne, Président de l’agglomération de la région de Compiègne
M. Guillaume PEPY – Président directeur général de la SNCF
M. Jacky LYON – Directeur régional SNCF Mobilité Hauts-de-France
M. Dominique NORMANT – Directeur adjoint TER Picardie
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Le Parisien
Courrier Picard

Bilan nov

Pipi caca…

Nous avons reçu ce courrier – que nous transmettons illico à la SNCF, au Sicgpov et aux mairies d’Orry et Coye – et Chantilly aussi pour la dernière partie.

[…] Ma question aujourd’hui au sujet de la GARE d’ORRY : comment se fait-il qu’après toutes ces années où cela a été réclamé (pour ma part je prends cette ligne depuis 9 ans), il n’y ait toujours pas de toilettes publiques ?

Alors que nous restons bloqués de longues minutes (et dans le froid matinal et le froid de la gare qui n’est pas chauffée… les usagers n’ont pas besoin de chauffage bien sûr !). Qui doit être sollicité ? la SNCF,
la commune d’ORRY ou le Syndicat qui gère 
le parking afin que cela aboutisse enfin ? »



C’est une demande récurrente des usagers : avoir des toilettes dans les gares picardes. Certes, on nous dira qu’il y en a dans les TER… mais
* elles ne sont pas toujours ouvertes
* et on n’a pas toujours le temps d’attendre que le train arrive (quand il arrive… quand il n’est pas blindé, quand on peut se faufiler jusqu’aux toilettes)

 

Bref, après la version Twitter, nous repostons le sondage ici… parce qu’on a pas tous envie de se soulager derrière un arbre.