7 ans de réflexion…

Ce blog tout entier contient les doléances des usagers ; voyager assis et à l’heure.

Depuis l’infameux cadencement, celui-là même vanté par les décideurs-non utilisateurs, on voyage mal, on est transportés dans des trains moins confortables (les derniers achetés en date, parfaits pour demi-personnes) envoyés dès potron monet en compos courtes… Et cette réalité se heurte aux discours des ministres qui se sont succédés et qui reprennent le mantra de pepy « les trains du quotidien blabla priorité« 

Du bon sens (la population grandit, en taille comme en nombre) mais nos trains ont moins de sièges et ils sont plus étroits. ça c’est UN exemple. Et savoir ça ne dissuade pas les maires d’encourager les constructions nouvelles le long des  lignes, avec des nouveaux arrivants qui iront forcément bosser en train à Paris.

De l’honnêteté (ha… la non augmentation du pass navigo…)

en fait, marre des blablas… on vient encore de changer de directeur (mr Normant est parti à la retraite), le responsable de ligne a muté en homme invisible… et une demande aussi simple que de connaitre en amont la compo des trains semble si compliquée!

on veut simplement le triple A

Assis,  l heure, avertis... on ajouterait « avec les mêmes égards qu’un élu un jour d’inauguration de rame sous l’oeil des médias »

dessin @sheeptrain

 

Courrier à la région Hauts-de-France / Bilan de l’année 2018

Comme tout le monde le sait, l’année 2018 a été une nouvelle année de galère pour les usagers du rail dans les Hauts-de-France (…et ailleurs). Après une année passée à relever inlassablement les retards, suppressions et autres difficultés sur le trajet Compiègne/Paris, voilà venu le temps du bilan. Vous trouverez donc ci dessous le courrier adressé ce jour à M Franck Dhersin, Vice-président de la région Hauts-de-France en charge des transports.

Vous trouverez également le tableau reprenant l’ensemble des trains recensés cette année : annexe – bilan 2018

 

Monsieur le Vice-président,

Voilà un an, je vous alertais sur la situation des voyageurs empruntant la ligne Cambrai/Maubeuge – Saint Quentin – Compiègne – Paris. Force est de constater qu’en 2018, malgré les efforts déployés par la région, rien n’a vraiment changé pour les usagers.

Cette année, nous avons pourtant beaucoup entendu parler, dans les médias, de mobilité durable, de taxes sur les énergies fossiles, de désenclavement des territoires ruraux… La SNCF elle-même a beaucoup communiqué (sur son nouvel hashtag #Allosimone, sur le lancement de la marque inOui, sur le rapprochement Blablacar/Ouibus…). Il est vrai qu’elle a finalement peu parlé de train et encore moins de TER. Les sommes dépensées chaque année en actions de communication (210M€ en 2013) ne permettent vraisemblablement pas de communiquer sur tout, et encore moins sur des sujets annexes tels que les conditions de transport de ses clients…

Il y a un an, le constat des voyageurs de la ligne était que que le fameux AAA (A l’heure, Assis, Averti) n’était pour nous qu’une utopie. Cette année encore j’ai recensé, avec quelques usagers, l’ensemble des trains que nous avons emprunté pour nous rendre à Paris en heure de pointe, soit 850 trains différents :

  • 53,2% des trains sont arrivés à l’heure…SNCF (avec moins de 5’59’’ de retard)
  • Sur 850 trains, 96 trains normalement empruntés par les contributeurs ont été supprimés
  • Le retard cumulé par les 754 trains ayant circulé est de 130h20, soit une moyenne de 11’ par train (environ 2 semaines de travail perdues par chaque usager en 2018).
  • 30% des retards de plus de 6’ n’ont donné lieu à aucune excuse ni information de la part du personnel de bord et ce en dépit du devoir d’information et du simple respect de l’usager.

Je précise que ces chiffres traduisent « la vraie vie des gens » et ne correspondent pas aux chiffres mirifiques que parvient à obtenir la SNCF.

  • L’heure d’arrivée est prise à l’ouverture des portes et non à une borne située à 900m de la Gare du Nord ou de Compiègne augmentée de je ne sais quel forfait.
  • Les trains supprimés la veille du départ sont pris en compte dans le calcul de régularité au même titre que les nounous ne font, à juste titre, pas cadeau des heures supplémentaires sous prétexte qu’elles sont averties la veille d’une extension des horaires de garde. Pour ma part le dépassement des frais de garde lié à ces retards incessants s’est élevé à 150€ en 2018.

Je ne reviendrai pas sur les conséquences de ces conditions de transport sur nos vies privées et professionnelles, ainsi que sur la perte d’attractivité de la région.

L’heure est donc à la mise en place de nouvelles mesures. Alors que la nouvelle convention est en passe d’être signée, nous ne pouvons que souhaiter que celle-ci soit plus dissuasive et pousse vraiment la SNCF à réagir rapidement et efficacement. Voilà donc quelques propositions :

  • Déclenchement de la réduction de 20% sur le tarif de l’abonnement dès lors que le seuil de régularité n’est pas atteint durant un mois (et non durant deux mois consécutifs comme c’est le cas actuellement).
  • Prise en compte de l’ensemble des trains supprimés dans le calcul des indicateurs de régularité, quel que soit le moment de l’annonce de la suppression.
  • Mise en place de pénalités financières, en cas de défaut manifeste d’information des voyageurs. Les retards non excusés ne doivent pas devenir la norme.
  • Mise en place de pénalités financières, en cas de non-respect des compositions annoncées. Combien de fois les trains sont surchargés, les voyageurs entassés, et ce en dépit de toute règle de sécurité.
  • Lancement, par la région, d’une application qui permettrait à tout voyageur de signaler les difficultés rencontrées sur un trajet (retard, voyage debout, absence d’information) afin de confronter la réalité vécue par les voyageurs aux données officielles de la SNCF.

Cette année encore, de nombreux témoignages de voyageurs excédés, ayant quitté la Picardie pour se rapprocher de Paris, ont été publiés sur les réseaux sociaux. A l’aune de ce constat, on est légitimement en droit de se demander si la région Hauts-de-France peut se satisfaire de voir partir des actifs qui contribuent pourtant à la (sur)vie de certains de ses territoires. Seule une fermeté sans faille de la région face à un prestataire visiblement incapable de remplir sa mission dans les termes fixés permettra d’enrayer l’affaiblissement continue de l’attractivité de notre territoire.

Guillaume TOUSSAINT

Destinataire :

M. Franck Dhersin – Vice-président de la région Hauts-de-France en charge des transports et des infrastructures de transports

Copie :

Mme. Elisabeth Borne – Ministre auprès du ministre d’État, ministre de la Transition écologique et solidaire, chargée des transports

Mme. Carole Bureau Bonnard – Députée de la 6ème circonscription de l’Oise

M. Frédéric Guichard – Directeur régional TER Haut de France

Collectif d’usagers SNCFVamtuer

tiens, v’là mon voeu

Ce midi, j ai croisé un (énième) renard qui a jeté l’éponge. Il a repris la voiture après un changement de carrière motivé par la lassitude du train-train quotidien. Il revit.

Comme Mépuise, comme Lilouchou, comme ceux qui ont choisi de déménager, de ne plus faire partie des usés du quotidien…

Pour ceux qui n’ont pas le choix que les trajets debout, mal assis (ha, ces nouveaux trains pour unijambistes…), pour ceux qui rient (jaune) des voeux (pieux), nous avons dégoté ce pouf. Il nous sera bien utile dans nos rames sous capacitaires

Bonne année à tous ! (c’est fou, parce que spontanément, c’est « bon courage » qui me vient!)